par Céline Vailhen | Fév 24, 2026 | Actualité Générale, Aides
L’ACRE a profondément été réformée depuis le 1er janvier 2026. La loi de financement de la Sécurité sociale a recentré l’aide sur un nombre plus restreint de bénéficiaires et réduit de manière significative le niveau d’exonération pour la plupart des travailleurs indépendants.
Pour les exploitants agricoles, toutefois, la situation est très différente : la réforme ne remet pas en cause les règles qui leur sont applicables ! Le législateur a expressément prévu le maintien du régime antérieur, ce qui garantit la continuité de l’ACRE exploitants agricoles en 2026.
Exonérations ACRE pour les exploitants agricoles en 2026
Ainsi, en 2026, un chef d’exploitation ou d’entreprise agricole continuera à bénéficier :
- D’une exonération totale de cotisations sociales lorsque son revenu professionnel est inférieur à trois quarts du PASS ;
- Entre trois quarts du PASS et un PASS, l’exonération restera dégressive ;
- Au-delà, aucune exonération n’est applicable.
Ce régime, demeure donc parfaitement inchangé malgré la refonte générale de l’ACRE.
Les formalités, elles aussi, restent identiques ; aucun changement n’est prévu sur ce point.
Si vous êtes porteurs de projets, n’hésitez pas à vous rapprocher de l’agence Cerfrance Vendée la plus proche pour vous aider dans vos démarches.
par Céline Vailhen | Fév 24, 2026 | Actualité Générale
Au 1er janvier 2026, la réforme de l’assiette sociale des non-salariés agricoles est entrée en vigueur. Cette réforme de l’assiette sociale TNSA 2026 vise à simplifier le calcul des cotisations et à améliorer les droits sociaux, tout en garantissant une neutralité financière des salariés agricoles ‑salariés agricoles.
Une assiette simplifiée et harmonisée
La réforme supprime l’ancienne assiette CSG/CRDS, qui reposait sur un mécanisme complexe incluant les cotisations elles-mêmes. À sa place, une assiette unique est instaurée. Elle repose sur les règles existantes mais dans une version harmonisée, plus cohérente entre cotisations et contributions sociales.
Fin de la déductibilité des cotisations
La principale différence tient à la fin de la déductibilité des cotisations sociales : celles-ci ne pourront plus minorer l’assiette. Cette modification entraîne mécaniquement la disparition de la déduction liée à l’« à-valoir ».
Dispositifs maintenus pour les exploitants
Pour le reste, la réforme maintient les dispositifs déjà connus des exploitants :
- épargne de précaution
- neutralisation des plus‑values long terme
- DJA
- étalement des revenus exceptionnels; etc.
Des barèmes modernisés
Pour garantir une neutralité financière globale, les barèmes sont adaptés.
La cotisation maladie devient progressive : elle restera à 0 % pour les très faibles revenus, puis augmentera graduellement jusqu’à 8,5 % pour les revenus correspondant à 300 % du PASS.
La retraite complémentaire obligatoire suit la même logique avec l’introduction d’une part progressive.
Enfin, les cotisations vieillesse agricoles convergeront progressivement vers un barème unique d’ici 2029.
Ces évolutions répondent à l’objectif affiché : réduire la part des contributions non génératrices de droits au profit des cotisations qui améliorent directement les droits retraite des exploitants.
Une transition progressive en 2026
L’année 2026 sera une période transitoire puisque jusqu’en septembre, les appels de cotisations continueront d’être calculés sur l’ancienne assiette. La bascule vers la nouvelle assiette n’interviendra qu’à partir d’octobre, une fois la déclaration annuelle sera réalisée.
Quels impacts pour les exploitants agricoles ?
Si la réforme de l’assiette sociale TNSA 2026 ne vise pas à augmenter les cotisations, les effets seront différents selon la situation des exploitations.
Les plus petits revenus devraient bénéficier d’une progressivité plus favorable, tandis que les revenus plus élevés devraient voir leurs cotisations évoluer à la marge, sans hausse globale.
par Céline Vailhen | Déc 17, 2025 | Actualité Générale
À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, le calcul de la pension de retraite des exploitants agricoles est aligné sur le calcul des retraites des salariés du secteur privé ainsi que des travailleurs non-salariés non agricoles.
La base de calcul de la pension de retraite sera désormais les 25 meilleures années de revenus. Cette mesure tend à prendre en compte les années fructueuses au sein d’une profession où la fluctuation des revenus a un impact majeur sur le calcul de la pension de retraite.
Pour rappel, le calcul actuel est basé sur l’ensemble de la carrière.
Qui est concerné ?
- Tous les exploitants agricoles partant à la retraite à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.
- Sont également concernés les aides familiaux et les conjoints collaborateurs.
Quelle date est à prendre en compte ?
Le 1ᵉʳ janvier 2026.
Ainsi, toute demande de départ à la retraite jusqu’au 31 décembre 2025 ne prendra pas en compte cette nouvelle mesure.
En conséquence, les personnes déjà à la retraite actuellement ne peuvent pas prétendre à cette mesure.
La MSA a d’ores et déjà annoncé que les pensions calculées entre le 1ᵉʳ janvier 2026 et le 1ᵉʳ décembre 2027 le seront avec des règles provisoires. C’est en 2028 qu’un recalcul automatique sera réalisé, sans démarche nécessaire de votre part, et qui aboutira à deux cas possibles :
- Si le nouveau calcul aboutit à une pension plus avantageuse : votre retraite sera et un complément correspondant à la différence entre le montant final et le montant perçu depuis votre départ à la retraite vous sera versé.
- Si le nouveau calcul aboutit à un montant moindre : le montant initial calculé au jour de votre départ sera maintenu et aucun rappel ne sera à rembourser.
Si vous êtes concernés par cette mesure du fait de votre départ à la retraite, rapprochez-vous d’un expert MSA afin d’évaluer l’impact sur votre pension de retraite.
par Céline Vailhen | Déc 12, 2025 | Actualité Générale
Les Rencontres Nationales de l’Agriculture Biologique de Conservation (ABC) arrivent en Vendée… et l’un des moments clés se vivra chez un adhérent Cerfrance Vendée, le GAEC LES JONQUILLES à l’Herbergement.
Un événement qui rassemble agriculteurs, experts, techniciens, étudiants et citoyens autour d’un enjeu vital : la santé des sols.
L’objectif de ces 2,5 jours : partager des expériences, découvrir des pratiques innovantes et réfléchir collectivement à l’avenir de l’agriculture biologique de conservation.
Au programme des Rencontres Nationales ABC 2026
📅 Mardi 27 janvier 2026 – Chantonnay – Journée “sur-mesure” BIO & experts
Une journée de réflexion collective pour :
- Identifier les freins à l’ABC
- Faire émerger des solutions
- Prioriser, planifier et mettre en place les actions
Un moment conçu pour les agriculteurs BIO et experts.
📅 Mercredi 28 janvier 2026 – Chantonnay – Journée “tout public”
Avec des conférences animées par :
- Isabella TOMASI : régénération des sols, microbiologie, pH-Redox
- Marina WENDLING (FiBL Suisse) : retours d’expériences suisses
- Charles PEPIN : « Les freins au changement — des échecs pour réussir l’ABC »
- 7 témoignages pratiques de producteurs et techniciens venus de toute la France
Une journée pour comprendre, s’inspirer et repartir avec des clés opérationnelles.
📅 Jeudi 29 janvier 2026 – GAEC LES JONQUILLES – L’Herbergement – Visite terrain
Le dernier jour se déroulera au GAEC LES JONQUILLES, adhérent Cerfrance Vendée, en présence de Julien GUENEAU, co-président des Décompacté.e.s de l’ABC.
Au programme :
- Témoignages
- Présentation de matériels
- Visite des parcelles d’une ferme ABC
- Échanges techniques et pratiques
Un moment privilégié pour observer, en conditions réelles, ce que l’ABC apporte à la conduite d’une exploitation.
Infos pratiques et billetterie pour les Rencontres Nationales ABC 2026
Les places sont limitées.
Ne tardez pas à vous inscrire depuis le site de la Chambre d’Agriculture Pays de la Loire : par ici ►
par Céline Vailhen | Nov 20, 2025 | Actualité Générale
Les administrateurs de la MSA Loire-Atlantique Vendée ont choisi de mettre en place une prise en charge de cotisations sociales MSA pour les exploitants exerçant dans les secteurs suivants :
- Les céréaliers
- Les éleveurs de bovins (viande, lait ou mixte)
- Les polyculteurs
- Certaines situations individuelles jugées prioritaires
Pour être destinataire du questionnaire, les critères suivants doivent être remplis :
- Être affilié à la MSA à titre obligatoire ou dérogatoire (les cotisants solidaires sont exclus)
- Avoir une moyenne de revenus professionnels sur les trois dernières années inférieures à 18 000 €, quel que soit le mode de calcul de l’assiette
- Être à jour de ses obligations sociales
- Exercer une des activités agricoles ciblées
Les courriers ont été envoyés aux exploitants concernés et le questionnaire est accessible en ligne.
La date limite de retour est fixée au 3 décembre 2025.